Le juge des référés du tribunal a rejeté la demande de l’association Vigie Liberté tendant à la suspension de l’exécution de l’arrêté du préfet des Vosges interdisant le port et le transport, sans motif légitime, d’équipements destinés à faire échec aux moyens de la police lors des rassemblements de lycéens.
Saisi d’un référé liberté, le juge peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale dès lors qu’existe une situation d’urgence caractérisée justifiant le prononcé de mesures de sauvegarde à très bref délai.
Par son ordonnance du 14 octobre 2026, le juge des référés a estimé que la mesure répondait aux violences et dégradations constatées lors de précédents rassemblements, qu’elle était suffisamment précise et circonscrite dans le temps et dans l’espace et ne visait pas, en particulier, les équipements de protection médicaux, professionnels, journalistiques ou de secours, ni ceux destinés à protéger les lycéens contre des violences de la part d’autres participants aux rassemblements.
En l’absence d’atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales, il a donc rejeté la demande de l’association.